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  Créer son blog KaZeo     Rap et RnB     Communauté Ados     Créer un blog gratuit Mercredi 23 juillet 2008   Ste Brigitte  
Sale gosse 
 

puceEdito


 
"Quand le premier bébé a rit pour la première fois, son rire a éclaté en mille morceaux et ce fut le commencement des contes de fées."
James Matthew Barrie, Peter Pan

 





Hourra! Mon premier livre est publié!! Il s'appelle Pourquoi Pas? et vous pouvez, que dis-je, vous DEVEZ, l'acheter là:






Re-HOURRA!

Mon deuxième livre, Roman, (et oui c'est bien le titre) vient d'être publié!!

Si vous ne pouvez pas ou ne voulez l'acheter, vous pourrez toujours lire un extrait ici^^





Sale Gosse
!
  est mon espace, entièrement rempli de suffisance, de mégalomanie et totalement dépourvu de sérieux, où je vous présente mes Chefs d'Oeuvres littéraires et artistiques ! Car mon plus grand
rêve (et il se réalisera j'en suis sûre) est de devenir écrivain célèbre! Oui oui, l'adjectif est nécessaire et obligatoire...

Sale Gosse !  est ouvert à tous, gros, maigres, moches, beaux, jeunes, vieux, goths et pompom girls, croyants et athées, jaunes, blancs, noirs et bleus, mais attention, Sale Gosse! est déconseillé (et non pas interdit, quand même) aux cons!

N'hésitez pas à me laisser vos critiques, surtout méchantes, j'adore ça!





puceDernières photos

puceNouvelle nouvelle (le 10/07/2008 à 11h01)

Entre les plages où j'ai écrit mon Roman, j'ai pondu une petite nouvelle dont vous me direz des... nouvelles! (Ouah le jeu de mot Ramucho, je suis trop forte^^). Allez jeter un coup d'oeil en bas, si ça vous tente! En plus de ça, pour une fois, j'ai mis la fin...

Ne trouvez-vous pas que c'est assez cinématographique? En fait, qu'en pensez-vous?

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puceProchain Roman (le 03/07/2008 à 09h52)

Si d'aucuns se demandent pourquoi je ne publie rien depuis un bon moment, ce qui m'étonnerait^^, sachez que c'est parce que je suis sur un roman depuis presque six mois. Le musée m'as laissé tout le temps d'écrire! J'en suis à la moitié, et j'avance bien, j'en suis à la relecture... 

L'Histoire  parlera d'un marionnettiste à Paris, à la veille du vingtième siècle! La couverture du roman est déjà faite, vous pouvez la voir dans la galerie!

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pucePineau simple type?

 

Une fois n'est pas coutume, je mets une nouvelle en entier sur mon blog... après tout, si on me la pique, ça voudra dire que j'ai du talent!!

 

 

 

Pineau simple type ?

 

 

Pineau est un mec comme les autres. Il a une vie plutôt normale, un boulot sympa, une copine avec laquelle il s’est installé il y a presque deux ans et un appart’ qu’ils louent tous les deux en plein centre ville de Nancy. Pineau, Emmanuel de son prénom, est comptable dans une boite qui fabrique des produits sanitaires. En sortant de la fac, c’est le premier boulot qu’il a réussi à décrocher, et il y est resté. Pineau est un mec à première vue plutôt sympa. Il a toujours détesté se faire remarquer. Aussi, chez Sanitas ©, il est respecté. On le salue toujours du moins, même si souvent il n’échange pas beaucoup plus qu’un bonjour avec ses collègues. Pourtant il y en a une, de collègue, avec qui il aimerait bien échanger plus qu’un bonjour tous les matins : c’est Daphné Bonneton, la secrétaire. Seulement, Pineau est fidèle, honnête, et surtout il est trouillard. Il aime Daphné au plus profond de son cœur, mais personne ne pourra jamais aller assez loin à l’intérieur pour le savoir. Jamais il ne fera le premier pas. Tous les matins, Pineau embrasse sa copine en espérant qu’un jour, il réussira à oublier celle dont la jolie image lui grignote le cerveau presque en permanence.

Aujourd’hui est un jour comme les autres. Pineau se lève à 6h30, déjeune seul, et part au travail en laissant Clara dormir. Il fait beau dehors, pour la première fois depuis longtemps. On est en mars, et Pineau écoute les merles qui l’accompagnent sur le chemin pour la première fois de l’année. Pineau adore le début du printemps. Il s’y sent bien. Il pense qu’il pourrait enlever son écharpe ; une vieillerie à carreaux qu’il a traîné tout l’hiver, mais il est prudent. Il la gardera encore un peu.

Pineau ne conduit pas. Il sait que dans la société actuelle, c’est inconcevable, mais c’est comme ça. Il a toujours eu la trouille de conduire. Aussi il est obligé de se rendre à un arrêt de bus qui se trouve à vingt minutes de chez lui pour se rendre hors de Nancy, dans une zone industrielle de la ville adjacente. Il y a des fois où, surtout quand il pleut, qu’il fait froid, il se maudit de n’avoir pas eu le courage de passer la porte d’une auto-école. Mais aujourd’hui, ça va. Pineau monte dans le bus et comme d’habitude, prend la place derrière le conducteur, celle où il a des affiches devant les yeux. Ça lui fait de la lecture pendant les trois quarts d’heure de son trajet. Aujourd’hui, il a le droit à une pub pour un club de remise en forme. Il note l’adresse dans son agenda. Qui sait, un jour, peut-être, il aura le temps d’y aller. Ça lui ferait du bien. A force de rester assis toute la journée devant un ordinateur… Mais l’adresse finira comme toutes les autres, en page 3 de son carnet, en compagnie, entre autres, de la date d’un concert auquel il n’est jamais allé, ainsi que d’une offre d’emploi à laquelle il n’a jamais répondu.

Le bus s’arrête au lycée Poincaré. Un groupe de jeunes monte. Ils s’installent dans le fond, et allument un téléphone portable qui hurle du rap dans tout le bus. Savent pas que les écouteurs existent, semble-t-il, pense Pineau. Des mamies se renfrognent, mais personne ne dit rien. Et ce n’est certainement pas Pineau qui va aller leur parler. Le rap, ça n’a jamais été son fort, surtout à sept heures du matin pour se rendre au boulot, mais il ne dit rien non plus. Il regarde dehors les rues et les boutiques qu’il connaît par cœur en espérant qu'il va réussir à s'enfoncer suffisamment en lui-même pour oublier cette musique qu'il déteste. Lui, il a toujours été plutôt été rock. Quand il était jeune, il avait même une guitare électrique, et rêvait de devenir une star. Tiens, pense-t-il, mais elle est où au fait, cette guitare ? Pineau ne s'en souvient plus. De toute façon, cette pensée lui sort de la tête aussi vite qu’elle y est entrée: il vient d'arriver au terminus. Il marche encore un quart d'heure jusqu'à l'usine Sanitas ©, entre sur le parking.

Il repère de loin deux de ses collègues qui fument à l'entrée. Il les salue d'un sourire et d'un mouvement de tête, puis pousse la porte pour rentrer. Ils ne pouvaient pas se pousser, grommelle Pineau entre ses dents, c'est malin, maintenant, mon manteau sent la clope... C'est que Pineau ne fume pas, et déteste sentir le tabac. D'autant plus que Clara croit qu'il fume lui aussi du coup, et ne se prive pas de l'engueuler à cause de ça presque tous les soirs. Après avoir essayé de démentir deux ou trois fois, maintenant, il la laisse dire. Pineau grimace sous l’odeur, tourne à droite dans le long couloir, pour se rendre dans son bureau. Daphné est à la machine à eau ; celle qui distribue des gobelets d'eau froide et tempérée ; et son cœur fait un bond dans sa poitrine. Pourtant, Pineau est myope, il a juste aperçu sa silhouette, puis la tâche rousse que font ses cheveux. Mais elle lui plaît tellement, Daphné, qu’il sait que c'est elle. Même quand il ne la voit pas, il la reconnaît, et ça rien qu'au bruit de ses pas où à l'odeur de son parfum. Pineau s'empresse de la dépasser pour aller au fond du couloir et fermer la porte de son bureau derrière lui. Il ne lui a même pas dit bonjour. Il n'a pas osé. Il soupire, pose sa mallette sur son bureau, allume son ordinateur et accroche sa veste au portemanteau. Franchement, pense-t-il, frustré, elle doit croire que je la déteste, à force de l'ignorer comme ça... Quand est-ce que j'arriverai à me comporter correctement avec elle ? Mais Pineau est sortit de ses pensées par son patron qui entre, sans même avoir pris la peine de frapper. C’est une habitude chez lui, que Pineau déteste. Il lui jette une chemise verte remplie de papiers sur le bureau.

-          Pineau, vous serez gentil de me vérifier ça pour demain, lance-t-il avant de partir, sans même lui laisser le temps de lui répondre.

Pineau fait le tour du bureau pour s'asseoir, et tire vers lui le paquet de feuilles volantes, auquel il jette un coup d'œil rapide. Jamais il n'aura le temps de finir de vérifier tous ses comptes avant demain deux heures. Car quand le patron dit demain, en réalité cela veut dire lors de la reprise après le déjeuner. Il va encore falloir qu’il ramène du boulot chez lui, surtout qu'il doit encore s'occuper des payes. Il regarde par la fenêtre et soupire une seconde fois. Sa belle humeur printanière n'aura pas duré bien longtemps.

Toute la matinée, Pineau travaille et n'a pas franchement le temps d'écouter les merles. À midi, c'est la pause déjeuner. Pineau reste sur place. Sur la Z.I., le midi, il n'y a rien à faire, il n’a pas le temps de rentrer, et de toute façon, tous ses immenses bâtiments gris dont seuls diffèrent les enseignes le dépriment encore plus que la cuisine de la cantine de l'usine. Pour tout repas, il avale une cuisse de poulet trop cuite et de la purée flotteuse en vitesse, pour aller ensuite dans la salle de repos. C'est là qu'il passe le reste de sa pause, en général. Mais aujourd'hui, il n'en a pas envie. Arrivé devant la porte, il vérifie que son portable est bien dans sa poche et sort à l'air libre. Pineau a besoin d'entendre les oiseaux, de sentir le vent sur son visage. Quand il ferme les yeux, il a, pour un peu, l'impression d'avoir dix ans et de jouer dans le jardin de ses parents. C'était les mêmes oiseaux alors, les mêmes chants. Seulement l’odeur n’est pas la même : l’odeur du goudron chauffé par le soleil a remplacé celle de l’herbe mouillée.

Pineau rouvre les yeux et va s'asseoir sur un des parpaings qui entourent le parking principal. Comme tous les midis, il téléphone à Clara. Et comme tous les midis, ils se disent les mêmes choses. À force, il sait ce qu'elle va répondre. Qu'adviendrait-il s’il lui disait quelque chose à l'inverse de ce qu'elle attend de lui ? Pinault croit qu'elle aurait un moment de flottement, et continuerait à parler comme s’il ne s'était rien passé. Pineau raccroche, une espèce de sentiment de frustration tapi au fond du ventre. Ils ne se sont absolument rien dit d'important. C'est sûr, quand on est amoureux, on n'en a pas besoin, la moindre imbécillité de la part de l'autre vous réjouit, mais là, ce n'est plus le cas. Il se rappelle quand, au début, il l’appelait juste pour entendre le son de sa voix, savoir qu'elle pensait à lui. Maintenant, toutes ces paroles d'amoureux sont devenues une routine, et ces « je t'aime » en fin de conversation lui semblent juste une manière de dire que la conversation est terminée.

Pineau se lève. Il va bientôt être l'heure de la fin de la pause. Il se dit qu'il aurait bien encore voulu faire quelque chose avant de retourner bosser, mais il ne sait pas quoi. Alors il rentre travailler plus tôt, et le voilà reparti pour toute l'après-midi. Dès cinq heures, Pineau commence à regarder l'heure, et s'impatiente. Plus les minutes passent avant la fin et plus elles lui semblent longues. C'est sûrement fait exprès... se dit-il. Rien que pour m'emmerder la vie. Voilà six heures. Pineau soupire d'aise, puis avise la chemise verte qu'il avait oubliée. Il la glisse dans sa sacoche, prend son manteau et sort. Enfin...

Le changement d'heure a du bon. Dehors, il fait encore jour, et Pineau peut garder son écharpe, et même son manteau sur le bras. Il se sourit à lui-même, et traîne un peu jusqu'à l'arrêt de bus. Une fois n'est pas coutume : arrivé en centre-ville de Nancy, il descend du bus,  entre dans une boulangerie, et achète des religieuses au chocolat. Ça fera un merveilleux dessert ce soir. Il se réjouit d'avance à la surprise qu'il va faire à Clara, et marche un peu plus vite. Il reprend le bus, et rentre chez lui.

Quand il ouvre la porte de son appartement, Clara est dans le salon, en train de feuilleter un magazine. Elle ne lève pas les yeux vers lui. Un peu déçu, il pose le paquet avec les religieuses sur la table. Clara lève la tête au bruit que ça fait.

-          ‘lut, entend-t-il. C'est quoi ? Il la regarde et lui sourit.

-          Le dessert. Elle ferme son magazine et vient ouvrir la boîte en carton blanc. Elle fait une moue de dégoût.

-          La crème au beurre qui colle les choux, ça m'a toujours dégoûtée. Puis elle sent son manteau, et fait une autre grimace. Emmanuel Pineau ravale son sourire, et porte sa sacoche dans son bureau. Avant, elle adorait ça les religieuses. La crème au beurre ne la dégoûte que depuis qu'elle sait combien de calories il y a dedans.

Toute la soirée, Pineau travaille sur les comptes de son patron. Il ne prend pas le temps de manger, et les religieuses finiront à la poubelle. Pineau éteint son ordinateur : il est une heure passée, il n'a pas fini, mais il n'en peut plus. Ses yeux le brûlent, il n'arrive pas à tenir sa tête droite. Tant pis. Demain, pour la première fois de sa carrière, il dira à William Rompeux qu’il n'a pas pu finir ce qu’il lui a demandé. Pineau prépare sa sacoche pour le lendemain, se rend compte que même à l'école, quand il était gosse, ça ne lui était jamais arrivé : il s'était toujours débrouillé pour ne jamais rendre un devoir en retard. Il va falloir lui dire la vérité, à son patron. Et ça s’annonce mal. De toute façon, il a le cerveau en compote, il ne pourrait rien faire de plus ce soir. Pineau va se coucher. Clara dort déjà, et lui tourne le dos. Il se glisse dans les draps en soupirant et se rend compte que la boule de frustration qu'il a depuis le midi n'a en fait pas quitté son estomac de toute la journée. Et à l'idée de Clara qui dort à côté de lui, ça ne s'arrange pas. Pas plus que de penser à la réaction de Rompeux de main. Lui dire la vérité... Pense-t-il. Dire la vérité. Et Emmanuel s’endort sur ce bout de phrase.

 

*

 

Le réveil sonne, puis se met sur la radio. Cet affreux réveil avec les chiffres qui éclairent tout d'une lumière rouge glauque. Emmanuel se dresse d'un seul coup, assis dans son lit. Il n'a pas bien dormi, et sait déjà qu'il risque d'être de mauvaise humeur aujourd'hui. Il a mal à l'estomac. Il regarde Clara dormir sans lui, avoir la chance de ne pas avoir à affronter la réalité encore un peu, et quelque part au fond de lui, se lève l'envie de la réveiller brusquement, rien que pour l'énerver, pour qu’elle ait droit elle aussi à une journée de boulot chiante. Clara est encore étudiante. Il aimerait bien être encore à la fac, lui aussi. Histoire d'avoir encore toutes les possibilités ouvertes devant lui, de n'avoir rien d'autre à faire que de se prendre la tête sur des sujets complètement inutiles, de pouvoir prendre son temps, et  surtout rêver. Cela fait seulement deux ans qu'il travaille chez Sanitas ©, et il sait déjà qu'il y finira sa vie. Pineau se lève et déjeune. Il aurait bien aimé goûter aux religieuses, mais elles ne sont plus sur la table. Il s'habille et ferme la porte de l'appartement derrière lui. Clara dort toujours.

En sortant dans la rue, voilà qu’il marche dans une merde de chien sur le trottoir. Il ne sait pas si c'est vrai que ça porte malheur, mais en tout cas, ça achève de le mettre de très mauvaise humeur. Cette conne de Mme Michaux ! Pense-t-il. Elle ne sait pas que ça existe, les chiottes exprès pour les clébards ?

-          M. Pineau ! S'offusque une petite vieille en gilet rose damassé derrière  lui. Pineau se retourne brusquement. C'est sa voisine, Mme Michaux. Il semblerait qu'il ait pensé tout haut, et qu'elle ait tout entendu de ce qu'il vient de dire.

-          Ce n’est pas vrai, il manquait plus que ça..., pense-t-il de plus en plus énervé.

-          Ça quoi ? Réplique Mme Michaux. Vous êtes vraiment désagréable aujourd'hui. Ça ne vous ressemble pas... Pineau regarde la vieille dame d'un air étrange. Il ne comprend pas, il était pourtant sûr de n'avoir pas parlé à haute voix cette fois-ci... Ou alors je suis vraiment trop fatigué…

-          Eh bien vous devriez vous reposer, suggère la voisine. Ça ira mieux demain. Bonne  journée M. Pineau, conclut-elle, peu rancunière, en rentrant dans l'immeuble avec son chien, un caniche ridicule depuis qu’elle a essayé de le tondre elle-même.

Pineau reste un moment interloqué sur le trottoir, secoue sa tête comme si ça pouvait en faire sortir la fatigue, puis repart prendre son bus. C'est vraiment bizarre, ça, pense-t-il. Pineau arrive à son arrêt de bus en avance de quelques minutes. Il s’assoit sur le banc. Une chanson lui revient d'un coup dans la tête : « Respect » d'Aretha Franklin. Où est-ce qu'il l’a entendue ? Ah oui c'est vrai, c'est le réveil qui s'est mis en route ce matin avec ça... What you want, babe, you know I got it ... Pineau adore cette chanteuse. Immanquablement, elle arrive à chasser ses humeurs moroses. Et là encore, ça marche. Il continue de beugler « Respect » dans sa tête, et petit à petit, sa mauvaise humeur s'éclipse. Il y a des chansons comme ça... qui vous font vous sentir bien. Et même oublier que le bus arrive. Le « pschitttt » que fait le bruit de décompression des portes le ramène à la réalité, et quand il monte dans le véhicule, il se rend compte alors que les gens qui attendaient avec lui le regardent tous d'un drôle d'air. Qu’est-ce qu'il y a, j'ai un bouton mal placé ? Une jeune fille en blouson vert atroce secoue la tête en plissant la bouche d'un air dédaigneux. Pineau ne comprend pas. Il n'a pourtant rien dit, absolument rien fait de déplacé, comme toujours. Il s'assoit à sa place habituelle, l'affiche devant lui n'a pas changé. Ça lui remet en tête qu’il devrait vraiment se remettre au sport. La jeune fille au blouson vert, qui s'était assise à côté de lui, change de place. Pineau la regarde en se demandant pourquoi elle change de place, et se dit que ce blouson est vraiment affreux, c'est quoi cette couleur ? Par contre, il aime bien ses Converse, se dit-il en portant ses yeux sur ses pieds, il avait les mêmes quand il était gosse. À l’arrêt suivant, le même groupe de jeunes que la veille monte dans le bus. Et comme la veille, ils mettent un portable à fond pour écouter leur rap. Pineau soupir d’exaspération.

-          Putain ! gueule-t-il intérieurement, de nouveau de mauvaise humeur, mais personne ne va donc leur dire d'arrêter cette merde ! ! ! Tous les passagers du bus se retournent vers lui. Un des jeunes, un avec un gros blouson blanc à capuche, remonte l'année centrale et se poste en face de lui :

-          Qu'est-ce t’as toi ? T'as un problème avec ma musique ? Pineau est complètement terrorisé, il a peur de se faire frapper.

Le jeune le regarde, l'air mauvais. Pineau pense :

-          Je n'ai pas un problème avec ta musique en particulier, j'ai un problème en général avec les petits cons comme toi qui manquent de respect à tous ceux qui les entourent. Tu ne sais pas que les écouteurs ça existe ou quoi ? Ça te ferait quoi si moi je me mettais à écouter ma musique ici ? Tchaïkovski, David Bowie à fond la caisse, youhou !!

Mais seulement, ce discours, Pineau n'arrivera jamais à le sortir en face. Pineau est un secondaire, il trouve toujours la force de répondre quand c’est trop tard. Alors il reste figé, mort de trouille, attendant, passif, que quelque chose se passe. Il sent ses joues cuire. Et voilà que, contre toute attente, le jeune se met à sourire :

-          Eh mec, t'es trop fort toi ! Comment tu fais ça ? T'es un ventricole ou quoi ? Pineau articule péniblement :

-          Ventriloque ?

-          Ouais, si tu veux mec. Bon, ben ça va pour cette fois, mais c'est juste parce que t’es un marrant toi. Et le voilà, remontant de ses deux mains la capuche de son blouson, qui retourne au fond du bus en roulant des épaules.

Les jeunes éteignent leur portable. La fille au blouson vert moche descend de sa place au fond et revient un peu vers Pineau, elle lui sourit, puis, elle se met à applaudir. Pineau a la honte de sa vie, et ne rêve que de se cacher. Et voilà que les autres passagers, l'un après l'autre, se mettent à applaudir aussi ! Même le chauffeur s’y mets, en criant un « Bravo ! » sonore. Visiblement, tout le monde ici en avait aussi marre que lui de la musique bruyante le matin tôt. Le groupe de jeunes descend à l'arrêt du lycée, et tout le monde se renferme dans son silence habituel. Pineau a tellement honte qu’il ne pense plus à rien. Il descend à la Z.I., et essaie de comprendre pendant le quart d'heure de marche qui lui reste ce qu'il vient de lui arriver. On dirait bien qu'il devient cinglé, qu'il se met à penser tout haut sans s'en rendre compte. Il arrive très vite à l’usine. Le temps passe plus vite quand on l'occupe en réfléchissant.

Il y a, comme tous les matins, le groupe de fumeurs devant l'entrée principale. Il le traverse la tête basse, pousse la porte, et un de ses collègues lui dit :

-          Excusez-moi Pineau, je ne savais pas que ça vous dérangeait autant. Votre copine n'a pas l'air commode... Pineau se retourne, le fixe d'un air hagard :

-          Pardon ?

-          Oui, pour la fumée. Je sais ce que c'est, les copines chiantes. Si vous voulez, on peut se décaler un peu pour les prochaines fois. Pineau les regarde tous :

-          Mer... Merci, c'est gentil. Quelques-uns lui sourient, puis Mathieu, son collègue, celui qui vient de parler, répond :

-          C'est rien, suffisait juste de le dire.

Pineau pousse la porte de l’entrée, de nouveau tout rouge, puis tourne dans le couloir.

-          C'est dingue, pense-t-il, ce qu’il vient de se passer. Et en plus ils ne m'ont même pas agressé. Daphné, en train de faire couler de l'eau tempérée dans son gobelet en plastique blanc, lève la tête vers lui et lui demande :

-          Qui ça, qui vous a agressé ? Pineau est complètement paralysé. Daphné vient de lui adresser la parole ! Il balbutie :

-          Des... Des jeunes, dans le bus. Je leur ai dit d’éteindre leur musique, et j'ai cru qu'ils allaient me taper dessus. Mais ils m'ont laissé tranquille.

-          Ben y a pas de raison, dit Daphné en avalant une gorgée d'eau. Il suffit de leur parler poliment. Mon frangin a leur âge: en bande, c'est sûr qu'ils font peur, mais prenez-en un tout seul, ça reste jamais que des gamins. Il faut gueuler plus fort qu’eux, c'est tout. Pineau est impressionné. Il admire son courage et son sang-froid. Lui, il n'aurait jamais osé.

-          Je ne savais pas que vous aviez un frère.

-          Et si. Elle le fixe en souriant puis : le courage, vous savez, c'est juste d'oser faire le premier pas. Pineau sourit. Qu'est-ce que vous êtes jolie quand vous dites  ça... Pense-t-il. Daphné éclate de rire :

-          Et ben vous voyez, vous y arrivez ! Voilà que Pineau se remet encore rougir.

Il panique, laisse Daphné sur place et court se réfugier dans son bureau. Il ferme la porte en la claquant et s'adosse contre, puis se laisse glisser par terre. Non mais c'est pas vrai ! Qu'est-ce qu'il m'a pris ? Pourquoi est-ce que je lui ai dit ça ? Il se prend la tête entre les deux mains : je deviens dingue...

Quand il était jeune, Emmanuel adorait les nouvelles fantastiques, les films dans lesquels il arrivait un truc surnaturel à un type tout à fait normal. Seulement, maintenant, c'est devenu un esprit pratique et cartésien : ce n'est pas d'ailleurs pour rien qu'il est devenu comptable. Il ne voit que ça comme raison à ce qui vient de se passer: une névrose, un pétage de plombs ou quelque chose dans le genre. Alors il décide de s'enfermer toute la journée pour ne voir personne et que tout ça s'arrête. Penser tout haut, non mais quelle horreur ! Rassuré par sa décision, il se lève, suspend sa veste, allume son ordinateur et commence à bosser. Seulement, son patron entre encore sans frapper. Il l’avait complètement oublié, celui-là. Lui et la chemise verte. Elle est restée sur le bureau à la maison. Il se fixe, c'est William qui prend la parole en premier :

-          Vous l'avez oublié chez vous le dossier ? C'est du propre ! Je vous avais bien dit demain, non ? Quand je dis demain, ça veut dire demain ici ! Et pas chez vous !

-          Excusez-moi, répond Pineau, tout en pensant, et ça lui échappe, une insulte juste après. Il espère que ça non plus ça n'est pas sorti de sa tête.

-          Comment ça Pauvre con ? Rompeux exulte. Mais vous vous foutez de ma gueule ou quoi ?

-          Absolument pas ! Pineau essaie de s'expliquer, seulement il ne trouve rien à dire. Et dans sa tête, ça tourne à toute vitesse, et malheureusement pour lui, ça sort tout aussi vite par sa bouche, sans qu'il arrive à se contrôler :

-          Oui, pauvre con ! Parfaitement, pauvre con ! Et aussi branleur, cocu, connard, tyran, pauvre con ! Emmanuel a envie de s'enfoncer d’un mètre de plus sous terre à chaque fois qu'une insulte sort, mais tout ce qu'il a toujours voulu dire à son patron fuse malgré lui :

-          Pauvre con, votre dossier, espèce d’esclavagiste, vous pouvez vous le foutre dans le cul ! Je ne m'appelle pas Superman pour vérifier six cent opérations financières en moins de dix heures ! Pineau voit bien que Rompeux est en train de bouillir en face de lui, et que ça va finir par exploser, mais ça sort toujours : Casanova de mes fesses, Puant, mal-élevé, vieux dragueur à la mord-moi-le-nœud, crétin décérébré, inculte miteux ! Celle-là d’insulte, il ne sait même pas d’où il la sort, et elle le faire rire malgré lui.

Pineau se met à rire de plus en plus fort. Son patron lui fait un geste, il tend le doigt vers la porte, et Pineau n'a pas besoin de réfléchir pour comprendre que ça veut tout simplement dire qu'il est viré. Alors il sort, sans prendre ni ses dossiers, ni sa veste, ni son écharpe. Il attrape juste sa sacoche vite fait et claque la porte violemment. Il se retrouve nez à nez avec Daphné, qui écoutait tout derrière la porte, son gobelet à la main. Elle l’interroge du regard. Pineau ne répond rien, sa bouche le fait malgré lui :

-          Eh oui, je suis viré… Et j’ai aussi une douloureuse, une incommensurable envie de vous faire l'amour…

Pineau est au comble de la honte : s’il y a bien quelque chose qui n’aurait jamais du sortir de sa tête, c’est ça. Daphné reste un moment immobile, puis lui sourit, et enfin s'approche de lui pour l'embrasser. Son parfum est si fort, d’être proche comme ça, qu’il l’étourdit. Elle fait tomber son gobelet par terre. Emmanuel est tellement choqué, tellement ravi de ce qui est en train de lui arriver, de ces lèvres qu’il a tant fantasmées contre les siennes, qu'aucune pensée ne prend forme dans son cerveau… Il a simplement l'impression que des millions de feux d'artifice, des tas de papillons de toutes les couleurs naissent dans son corps et ça, ça ne peut pas se traduire en mots. Alors il reste muet, se laisse faire, se laisse entraîner dans le bureau de Daphné, pour en sortir quelques dizaines de minutes à peine plus tard, complètement chamboulé, transformé par cet instant génial qu’il vient de vivre et auquel il n'aurait jamais pu espérer...

 

Ce soir-là, Emmanuel achètera une guitare électrique, et ne rentrera pas chez lui.

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puce2008: la nouvelle année du cinéma

J'ai une nouvelle carte!! Plein de films de nouveau en vue! Toujours les mêmes signaux:

Rouge: pas biiiien
Violet: moyen
Bleu: biiiien

Pour cause de carte illimité bis (ce père noel est décidément vraiment très sympa), vous aurez le droit à un deuxième article avec toutes mes critiques pour l'année 2008!

Récapitulatif de l'année 2007: 50 films tout pile vus!! ( pas mal de vus plusieurs fois^^) Dont pas mal de bouses genre Steak, Nos amis les Terriens, Big Movie, Dreamgirls, des valeurs sûres genre Harry Potter, Shrek, Pirates des Caraibes 3 ou les adaptations de film (Ensemble c'est tout), des rediffusions: NBC en 3 d, Pee-Wee, et des surprises: Snow-cake, Ratatouille, I am a Legend, Goodbye Bafana ou Il était une fois...

Voyage au centre de la terre 3D:

Comme c'est bien les vrais films d'aventures qui se prennent pas la tête! Je pense que si je l'avais vu petite, ce film, il serait devenu culte! ça court dans tous les sens, c'est magique, ça eplose, c'est beau comme tout, et en 3D, ça rend tout dix fois mieux!

PS: daddy, I want a blue bird!!

Hancock:

Enfin un film de super-héros avec un héros vraiment super! C'est drôle, ça met en relief tous les problèmes que pourrait avoir un vrai super-héros dans la vraie vie, c'est orginal, et hummm, ce qui ne gâche rien, Will Smith, qu'est-ce qu'il est mignon!

Vu que j’ai fait , cette année encore, la fête du cinéma à plein tube, voici mes petites critiques :

 

Narnia 2 :

 

La suite de la vengeance ! Je l’ai trouvé certes plus intelligent et moins enfantin que le premier, mais quand même moins intéressant : les batailles qui durent des heures et les armes qui scintillent au soleil, ça n’a jamais été mon fort. Mention spéciale à la souris mousquetaire mignonne, euh non, preux, vaillant^^

 

Seuls two :

 

Dans la mesure où Steak avait été un véritable navet, je n’attendais franchement rien d’exceptionnel de la part du nouveau film d’Eric et Ramzy. C’est quand j’ai vu la présence de Kristin Scott Thomas à l’affiche que j’ai commencé à me poser des questions : fallait bien que je vois le film pour comprendre ce qu’elle était allée faire dans une telle galère^^ Ben finalement, c’était pas trop mal, et même plutôt drôle : faut dire que le pitch de base (deux zozos seuls dans Paris) pouvait donner pas mal de choses chouettes, et a été plutôt bien traité. J’ai particulièrement bien aimé la scène dans le musée Grévin et celles au zoo!

 

Le témoin amoureux :

 

Ce film me réconcilie avec les comédies romantiques cuculs, dans la mesure où les dernières que j’ai vues étaient particulièrement nulles ! Faut dire que Patrick Dempsey se prête particulièrement bien à ce genre d’exercice^^ Serait-il le nouveau Hugh Grant ? Michelle Monaghan la nouvelle Meg Ryan? En tout cas ce film est plutôt bien fichu, certes avec son lot de clichés, mais dans le genre, il se défend bien. Quelques scènes plutôt rigolotes, notamment celles de la demoiselle d’honneur !

 

Un jour peut-être :

 

Un autre comédie cucul… moins réussie que la précédente, mais plus réaliste. Rachel Weisz fait décidément partie de mes comédiennes préférées !

 

Indiana Jones 4 :

 

Pour la troisième fois ce mois -çi… Si vous voulez une critique plus approfondie, allez quelques lignes plus bas ! Dans la mesure où c’était le dernier film de la journée, je me suis endormie comme une andouille en plein milieu !! C’est bien la première fois que ça m’arrive de m’endormir au cinéma… mais en même temps, j’ai un chéri qui a eu la gentillesse de me réveiller à toutes mes scènes préférées : l’apparition de Marion, ses disputes avec Indy et le « Elles n’étaient pas toi » que j'adore, le combat au fleuret, les piti singes dans les lianes, le « Daz Vitania » de Spalko (oui j’écris en phonétique), et le mariage !!! Tout le reste au final, c’est que de la nioniotte^^ Mais on a beau faire toutes les critiques qu’on veut sur ce film, et que les E.T., et que le scénar, et que il est vieux.... ça fait quand même du bien de retrouver INDYYYYYYYY !!!!!

 

Horton :

 

Le lendemain matin, séance de 9h, un piti dessin animé pour commencer la journée !! C’est plutôt mignon comme film, y a quelques trucs marrants, notamment le village des Zous… mais en fait, vaut mieux regarder le Grinch, c’est la même chose !! Excepté qu’il n’y a pas le vautour qui se prend pour Bela Lugosi et Cathy, un petit personnage qui parle peu, mais a une réplique culte : « Dans mon monde à moi, y a que des poneys, ils mangent des arcs-en-ciel et ils font des caca-papillons ! »

 

La personne aux deux personnes:

J'adôôôôre! (pas très constructif je l'admets)

Flouuuuuu de toi, complêtement flouuuuu en moi!

Sex and the city:

Dans la mesure où je n'ai jamais suivi la série je n'ai pas franchement pu m'attacher aux personnages. J'ai du mal à m'identifier à des blondasses qui gueulent des "hiiiiiiiii" quand elles voient leurs copines alors qu'elles se sont vues la veille, qui se baladent dans des robes ridicules, pensent qu'elles vont changer de vie en changeant de couleur de cheveux et en s'achetant un sac vuitton super cher et très moche de surcroit. Bref, tous ces films de filles nouyorquaises pleins de bagues qui brillent, de Manolo, de Jimmy Choo et de robes de mariée meringue ça commence à m'énerver^^

Indiana Jones et le Royaume du crâne de Cristal

J’attendais ce film depuis une éternité, dans la mesure où je suis fan! Et forcément je suis très critique... Et bien j'ai tout aimé, sauf... les Extra-terrestres: Steven Spielberg avait des tonnes de scénaristes prêts à vendre leur âme pour lui écrire le scénario du 4 et faire quelque chose d'original, et résultat des courses, comme intrigue, il choisit quoi? Des E.T.! Non mais franchement...Comme si on en avait pas assez vu comme ça chez Spielberg ! En même temps, c’est marrant de voir des clins d’œil à Rencontre du Troisième type^^ Mais pourquoi pas un truc sur l’Atlantide ou la bibliothèque d’Alexandrie ? Dans les trésors il avait le choix. Ils se seraient arrêtés à la découverte de la salle pleine de trésors archéologiques, ça m’aurait suffi !

 Bon, à part ça, je le répète, j'ai tout adoré, des références évidentes au nouveautés: côté références, y en a des tas, mes préférées sont celles-ci : la première scène c’est Duel, celles de Mutt Williams c’est James Dean et Elvis Prestley, Errol Flynn quand il se bat au fleuret, Johnny Weissmuller quand il fait Tarzan, un peu de Fonzie quand il se recoiffe… (ces scènes-là je suis fan). Avec Mardrello on a même trouvé une référence à Mac Gyver avec les fourmis rouges, mais là, je suis pas sûr que ce soit voulu^^

Côté nouveautés j’ai adoré revoir Marion Ravenwood, qui été mon Indyanette préférée, et surtout ses disputes et ses réconciliations avec Indiana (surtout LA réconciliation^^). Ça m’aurait énervé de ne pas la revoir. J’adore la scène avec la moto dans la bibliothèque, quand Indy, imperturbable, répond à la question de son élève, ainsi que celles où on aperçoit Marcus Brody par petites touches. J’adore les marmottes aussi, même si je n’ai pas compris ce qu’elles venaient faire là^^. Après, dans les nouveautés, le côté « Indy devient un américain patriote pur et dur », bof bof… Pas le temps de citer toutes les cènes que j’adore, il y en a trop !

Je préfère de loin, après avoir vu les deux, la version française à la version originale : c’est que j’adore la voix de Richard Barrois ! Et sinon, je le dis : ce film aurait dû s’appeler :

Indiana Jones rencontre le Treizième type !


Jackpot

Assez sympa pour une comédie romantique! Sauf que ça ressemble bizarrement à la Guerre des Rose... Mais par contre, qu'est-il arrivé à Cameron Diaz dans ce film? Elle est affreuse!! Elle ressemble à Paris Hilton, non, mieux, à la maîtresse de Pouffi dans Mary à tout prix!

Cash:

Le scénario est bien trop capilotracté pour moi... j'ai eu du mal à tout suivre, y a trop de twists je trouve... La fin c'est du grand n'importe quoi^^ Le film se veut James Bond, mais du coup la musique est nulle, genre de mytho-jazz, et les acteurs se la pètent un peu trop, sauf Berléand^^ Jean Dujardin fait son OSS 117 mais sans la connerie, alors il est chiant^^ Voilà, un avis pas constructif du tout et très mal rédigé, j'en conviens, mais je suis fatiguée...

 

27 robes:

Je ne dirai qu'une chose, c'est nul les comédies romantiques cucul quand on est plus une pauvre fille seule et désespérée d'être seule...

Iron Man:

Heureusement que j'ai gagné des places sinon j'aurais franchement regretté d'avoir payé pour voir une telle ***! J'ai carrément détesté, c'est le pire film de super-héros que j'ai jamais vu! (avec Supergirl^^). Je voulais revoir Robert Downey Jr, un acteur dont j'étais fan rapport à Drôles de Fantômes, ben j'aurais mieux fait de m'abstenir, il casse tout mon fantasme! Ce film est blindé de clichés de bout en bout, c'est profondément américain et macho: le point de vue sur les armes, la guerre, les méchants, puis toute la partie "armure" où on croirait un reportage sur le tunning, les filles courges, les pauvres blagues à deux balles, le méchant super conventionnel... et que diable Gwyneth paltrow est-elle allée faire dans cette galère!?? Non mais quelle cruche cette Pepper! Pas vu une héroïne aussi insignifiante depuis ... je sais même plus quand. Bon après, Oswald K. a adoré et ne va pas se faire prier pour mettre sa propre critique qui est complètement différente de la mienne... mais en fait, je crois que c'est normal, c'est un MEC

Les chroniques de Spiderwick:

J'y suis allée sans m'attendre à quelque chose d'extraordinaire, et bien j'ai été agréablement surprise: bon d'accord ça lorgne du côté des Arthur et les Minimoys et autres Harry Potter, mais dans le genre, ça se défend bien. Il y a un peu trop d'action à mon goût, peut-être pour masquer les faiblesses des personnages? J'aurais bien aimé en savoir plus sur ce personnage de Spiderwick, qu'on aperçoit qu'en coup de vent. James Horner, par contre, ne s'est pas foulé sur la B.O., il a repris exactement le thème de Casper, qu'il a à peine modifié! Mention spéciale à Freddie Highmore que j'adore depuis le début, et qui joue plutôt bien.

L'Ile de Nim

Encore une film où la bande-annonce suffit... tout ce qui est drôle s'y trouve! Un bon petit film, clairement destiné aux enfants, avec son lot de clichés et de gags obligatoires. Néanmoins, j'aime beaucoup Jodie Foster, avec son rôle (plutôt original, par contre) de romancière agoraphobe qui se projette dans son double littéraire, sorte d'Indiana Jones de pacotille^^ Et j'adôôre Indyyyyyy! D'ailleurs, ça sort dans troooop longtemps!!!!

Pénélope:


Avis aux burtoniens, vous devriez adorer! Pénélope est un mélange assez chouette entre Big Fish et Harry Potter, avec une Christina Ricci au meilleur de sa forme, période Casper! J'adore tout, depuis les décors jusqu'à James Mc Avoy (mon nouveau chouchou), en passant par les chaussures vertes et la chambre de Penelope qui ressemble au monde d'Alice matiné de Charlie et la Chocolaterie. Et malgré toutes ces références, c'est original! Ah, et puis, on retrouve Delia Deetz de Beetlejuice, et ça fait plizir^^

Modern Love:


ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un film aussi stupide, du moins la partie parodie "Comédie romantique". J'étais pliée en deux tout le temps mais je ne suis pas persuadée que c'était pour les bonnes raisons! Y avait pas mal de moments assez ridicules, notamment une danse  entre les deux héros du film dans le film: là où on s'attend à une chorégraphie genre Fred Astaire et Gene Kelly, on se retrouve avec un espèce de sirtiki/danse de Rabbi Jacob pas glamour pour un sou! Dans le genre, je préfères encore "Ma vie n'est pas une comédie romantique", au moins Lelouche et Gillain se débrouillaient plutôt pas mal! Alors que là, Lamy ne sait pas danser et Stéphane Rousseau m'énerve positivement avec sa beaugossitude. Mention spéciale à Pef, dans un rôle bien loin de tous les autres...

Be Kind Rewind

Je mets le titre en anglais vu que j'ai vu le film en V.O.

J'ai adoré!!! J'avais été déçue de Michel Gondry dans la Science des Rêves, mais là je retrouve tout ce que j'adorais chez lui: pas la peine de vous résumer tout dans le détail, sachez juste que la scène de GhostBusters suédé est géante et que ça me donne envie d'une caméra!!!

Sans plus attendre:

Très bon film, avec un duo d'acteurs au sommet^^ Jack Nicholson: quel régal de le revoir dans un rôle comme on les aime, cynique et touchant à souhait, et Morgan Freeman fait très bien le vieux sage, y avait même des moments où il rappelait son rôle dans Bruce Tout Puissant, perché au sommet du monde! les dialogues sont savoureux, et la mort n'est pas traitée de façon pathos et larmoyante, même si j'ai versé ma petite larme à la fin! ça donne envie de se faire une Bucket list...

Paris

Je l'ai vu gratis^^... les deux défauts selon moi: trop de longueurs et un mauvais montage qui pénalise les histoires, pas toujours finies (celle de l'africain, de la beurette, de la boulangère, de Duris (ilcrève ou pas ce con??)). Mais j'adore les trames autour du frère et de la soeur (Juliette Binoche, que j'adore, Romain Duris, pas trop énervant), ainsi que celle du prof (Luchini en mode Enfoirés bis, ter, etc...) et de l'étudiante. Qui me trouvera le nom de la musique leitmotiv qu'on entend aussi dans Chocolat (encore avec Binoche)?

Astérix aux jeux olympiques:

Vu tout le mal qu'on m'en avait dit, je m'attendais à être déçue, ça n'a pas été le cas: oui il est moins drôle que le deuxième, mais ça ne pouvait pas être mieux de toute façon, selon moi Chabat est irremplaçable. Mais il y a deux très bons moments où j’ai ris plus que dans le deuxième justement ; une scène où Depardieu se parodie lui-même dans Cyrano (il l’avait fait mais en plus court dans le deux) et surtout la fin,, vraiment excellente, au moment du banquet : on revoit Numérobis !!!!! Quant à Cornillac qui remplace Clavier, je ne dirais qu’une chose, je le trouve plus beau qu’avant^^

Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street

Ah la la, je ne sais pas franchement par où commencer. Il faut dire que je l'attendais depuis tellement de temps, ce film... Etant fan de Burton depuis la première heure, un scénario, une distribution et une affiche aussi prometteurs me laissaient rêveuse, et bien là, j'en reste sur ma fin. Et oh surprise, je dis du mal de Tim Burton pour la première fois ! Je ne dis pas que ce film n'est pas bon, il l'est, c'est indéniable,surtout pour quelqu’un qui n’a jamais vu un Burton avant, mais il m'a beaucoup déçue. Je m'attendais à mieux. Il y a trop de facilité dans ce film. D'accord les images sont belles, les acteurs chantent bien (même Johnny Depp), mais tout ça est un peu trop net et parfait à mon goût. Ce que j'aimais chez Burton moi c'était le côté carton-pâte de ses décors, ses serpents en pâte à modeler et ses personnages "pas finis". Ici, point de tout ça. Ses personnages sont tellement finis, léchés, parfaits, qu'ils en deviennent stéréotypés. Sweeney Todd est torturé, mu par la vengeance, ça on le sait dès le début, mais ça ne va pas plus loin. Comment est-il devenu ainsi? Qu'est-ce qu'il pense? Ça, on n'en sait rien. On passe directement du Sweeney niais au Sweeney torturé, sans voir sa transformation. Le petit garçon est tiré d'un roman de Dickens, le juge Turpin est tenu par un Alan Rickman qui n'a pas bougé d'un iota depuis Le Parfum, la femme et la fille de Sweeney sont calquées sur la Katrina Van Tassel de Sleepy Hollow. Pas de magie, pas d'émotion, pas de surnaturel, pas de poésie ne se dégage de tout ça. La seule qui tire son épingle du jeu, c'est Helena Bonham-Carter, en espèce de créature de Frankenstein complètement loufoque, amoureuse en retrait : c’est la seule qui fait rire, c’est la seule pour laquelle on espère, la seule à laquelle je m’identifie^^. Je vais m’habiller comme elle maintenant ! Le scénario est basique, prévisible, et le sang n’arrive qu’au milieu du film, tellement joli qu’on dirait de la confiture de fraises ! Je m’attendais à plus effrayant. Tim Burton aurait du garder Elfman au lieu de Sondheim : la musique est lourde, pompeuse, en fait des caisses, on dirait du Wagner de bas étage. Pour moi une comédie musicale c’est une chanson entre deux plages de dialogue, là c’est l’inverse, à peine deux mots de dialogue entre chaque chanson : les paroles sont plates, à l’exception de la chanson sur les tourtes, qui est ma préférée^^ Petit moment joli : la chanson de Mrs Lovett sur la plage. Tim Burton copie et se copie lui-même sans honte : à chaque plan j’ai trouvé des intertextes. Edward aux mains d’argent, Sleepy Hollow, y en avait à chaque image. Y a un plan qu’est copié sur Pirates des caraïbes, les plans de Londres c’est Moulin Rouge, le Parfum et From Hell, la générique c’est Tales of Terror et Charlie et la chocolaterie, le jeu de Johnny Depp est calqué sur celui de Vincent Price : mêmes regards, mêmes mimiques, mêmes intonations de voix. C’est d’ailleurs la première fois que je critique son jeu : d’habitude, je vois le personnage à l’écran, je me pose pas de questions sur la façon qu’il a de le jouer : là si, à chaque minute. On dirait un gosse appliqué qui s’efforce de se concentrer pour bien chanter et pour pas qu’on dise du mal de lui. Ça manque de naturel. Oui tu chantes bien Johnny, mais tu joues coincé ! Bon ben voilà en pas bref mes conclusions sur ce film aussi joli qu’un emballage de cadeau de Noël, pour paraphraser Studio, mais malheureusement pour moi le paquet est plus beau que le cadeau à l’intérieur… Bon, après, je changerais certainement d’avis en le revoyant, qui sait, ça m’a bien fait ça en revoyant Big Fish une seconde fois !

Et aussi, j’en ai marre d’être copiée !!! Parce que pour les deux derniers films (les Noces Funèbres et Sweeney Todd), il y a plein de trucs dedans de pareil que ce que j’écris !! Au moment où j’étais en train d’écrire Roman, sort les Noces Funèbres, avec le même duo au piano, le même couple mort/vivant (et plein d’autres trucs) Je peux pas finir mon roman en cours parce que ça parle aussi d’un type serial killer qui se venge de la perte de sa femme et que la fin que j’avais prévue est exactement la fin que celle de Sweeney Todd ! J’en ai marre de devoir à chaque fois abandonner des trucs que je trouvais super originaux parce qu’il m’a devancée !! Est-ce que c’est moi qui paranoye ou quoi ? Mais j’ai toujours un ou deux ans d’avance sur les thèmes des films ou bouquins à la mode qui vont sortir… Help !

Je viens de revoir ce film une deuxième fois, et là on se rend compte de pleins de détails particuliers, des défauts et des qualités.
Alors mon avis a changé sur les chansons: les écouter une seconde fois c'est vraiment une calamité pour certaines: "pretty women walking on the street" ça va bien comme chanson, c'est vraiment trop mignon pour le juge, ça ne correspond pas à sa personnalité! Que Sweeney, lui, la chante pour rentrer dans le jeu du juge et lui inspirer confiance, passe encore, mais Alan, Alan, qu'es-tu donc aller faire dans cette galère, et pourquoi fais-tu le canard?????? (le da da da^^)
Quant à I feeeeeeeeeeeeeeeeeeeel you johaaaaaaaaaaaaaaaanna, c'est vraiment insupportable^^ Achevez-le, nom de djiou!!
Par contre, mention spéciale à la chanson des tourtes, carrément athée, irréverencieuse comme j'aime... (Ils se proposent quand même de zigouiller tous les membres de la religion et de la justice, tous les représentants du pouvoir^^)

Et décidément, Johnny nous joue ici le négatif d'Edward, ça se ressent particulièrement dans la scène de rasage où en deux secondes et en silence il bat le Signor Pirelli en "duel". Même talent, mais motivations inverses...

Bienvenue chez les Ch'tis

 "Bienvenue chez les ch'tis", c'était en présence de Dany BOON. Ce qui a donné bien du prix à cette séance, d'autant que ce film est vraiment bon. D'habitude, un premier film, c'est souvent bancal, mal ficél, là, poit du tou, Dany Boon est vraiment fait pour être réalisateur. Les acteurs principaux, dont Kad Merad sont géniaux, et  la salle a rit à gorge déployée tout du long. Ce qui est d'autant mieux que Dany Boon était caché parmi nous, et était ému comme tout. Certaines scènes resteront dans les annales (Kad qui passe une commande en chti dans un restau, la course-poursuite à vélo). Dany Boon a consacré une bonne heure aux questions du public en y répondant avec humour et sincérité... Et il a été très gentil de me signer un autographe ainsi que de se laisser prendre en photo! Ca faisait longtemps que moi et mon chéri n'avions pas autant ri au ciné, c'est vraiment un très très bon film et Dany Boon est vraiment quelqu'un de bien: d'habitude, aux avant-premières, au pire ils se barrent tout de suite au mieux ils signent deux autographes en vitesse, là, point du tout! Quand j'aurais la photo je vous la montrerais^^

ET VIVE LE CHNORD !!!!

Ma vie N'est PAS une comédie romantique

Alors là, j'adore: tous les films que j'adore y passent et se font parodier: Nuits Blanches à Seatle, Kate et Léopold, The Shop around the corner, Quand Harry rencontre Sally (tiens, pourquoi y a que des films avec Meg Ryan?) Love Actually, et même Retour vers le Futur!!! (Et encore j'en ai oublié plein, j'ai pas vu Casablanca mais je suis sûre qu'il y est) Je suis fan! Gilles Lelouche et Marie Gillain sont super craquants, ils jouent très bien, alors forcément j'ai pleuré comme une andouille... Le scénario est bien foutu, et les personnages de Lisa et de grosBill me rappellent plein de personnes que je connais... Leur mariage d'ailleurs me fait délirer!

La boussole d'Or:

Enfin... Moins déçue que ce que je croyais au début, dans la mesure où tous les gens qui me connaissent et qui ont vu ce film avant moi savent que je suis très à cheval sur les adaptations! Belles images, proches de ce que je m'imaginais du livre. Actrice principale pas trop tête-à-claques, seulement, quelques lacunes: Mme Coulter est pas blonde, on ne sait rien de la poussière et des mondes avant un bon bout de temps, et on sait dans le livre ce qu'il advient des enfants une fois qu'ils ont été sauvés: là, ils sont abandonnés dans la neige avec leurs parents, et après??.

Mais LA question s'impose à moi: vu que tout ce qui concerne la religion (catholique) a été supprimée, que va devenir le troisème volet??? Rien du tout! Sans ça, ça ne voudra plus rien dire! C'était cet athéisme qui faisait tout l'interêt et toute l'originalité du film, et sans la fin où les héros exterminent Dieu, les films qui suivent vont être complètement creux. Vu que c'est Nicole Kidman qui en grande partie est responsable de ces changements, moi je propose, virons-la!!! Et remplaçons-la par Héléna Bonham-Carter pour les deux numéros qui suivent: au moins elle, elle a les cheveux noirs, elle jouera bien, et elle n'aura pas la trouille de fustiger l'intégrisme catholique!!! Je propose de faire une pétition: VIRONS NICOLE KIDMAN!!

 

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puceMes trucs à ouam

 

Il se trouve que j'ai la prétention d’écrire et de vouloir devenir écrivain célèbre. Surtout célèbre ! J’ai deux romans à mon compte, plein de nouvelles, pas mal de scénarii, des poèmes, du théâtre... bref, sous toutes les formes mais aussi dans tous les genres: historique, science-fiction, fantasy... mais ce que je préfères, c’est le fantastique, parce que je peux tout mélanger^^ Et j’aime aussi illustrer ce que j’écris, ainsi que ce que les autres écrivent aussi…

Je mets des incipit des histoires que j'écris, et si celles-ci vous intéressent, écrivez-moi pour avoir la suite!

Je vous rassure, je ne mors pas !

mellemars@hotmail.com

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